NOUS AVONS BESOIN DE VOTRE SOUTIEN POUR POUSSER LE MINISTÈRE DE LA SANTÉ DE L’ONTARIO À APPROUVER RAPIDEMENT UNE PROPOSITION VISANT LA CRÉATION D’UN CENTRE D’EXCELLENCE SUR LA TRANSPLANTATION D’ORGANES SOLIDES QUI A ÉTÉ PRÉSENTÉE À L’UNIVERSITY HEALTH NETWORK POUR LE SITE DE L’HÔPITAL GÉNÉRAL DE TORONTO.

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Même si quelques transplantations isolées ont été effectuées dans certaines régions du Canada, la transplantation d’organes solides nécessaires à la survie, notamment celle du foie, n’est pas accessible de manière régulière et constante aux personnes séropositives ou co-infectées vivant au Canada, et elles en ont besoin dès maintenant. Il n’existe plus de raisons scientifiques, financières ou morales pour s’opposer à l’établissement, dès que possible, d’un Centre d’excellence sur la transplantation d’organes solides au site de l’Hôpital général de Toronto de l’University Health Network.

Les personnes séropositives et celles co-infectées par l’hépatite B (HBV) ou l’hépatite C (HVC) ont accès à la transplantatIon d’organes aux États-Unis et dans d’autres pays. Toutefois, à sa très grande honte, le Canada ne s’est à ce jour pourvu d’aucun programme formel pour rendre la transplantation accessible dans ce pays.

Autrement dit, les personnes vivant avec le VIH et l’hépatite C ou B qui ont besoin d’une greffe du foie ou du rein sont victimes de discrimination au Canada. Pour un pays qui prétend posséder un des meilleurs systèmes de santé au monde, cette discrimination non justifiée est une parodie de la justice en matière de santé.

Plusieurs arguments scientifiques ont été avancés pour empêcher l’élargissement de l’accès à la transplantation du foie aux personnes séropositives ou co-infectées, mais aucun d’entre eux ne tient debout :

  1. Certains craignent que l’organe transplanté soit réinfecté après la chirurgie. Toutefois, nombre de chirurgiens canadiens effectuent volontairement des greffes du foie chez des personnes atteintes d’hépatite C qui n’ont pas le sida, donc il est clair que l’argument fondé sur le risque de réinfection n’est pas assez solide pour les dissuader d’effectuer ce genre de chirurgie chez des personnes mono-infectées.

  2. Nombre de chirurgiens ont exprimé des préoccupations concernant le risque de contracter le VIH dans la salle d’opération. Toutefois, la quantité de sang utilisée a diminué au cours des dernières années et le respect des précautions universelles (port de gants) devrait être la norme durant n’importe quelle opération, y compris celles où le patient est atteint du VIH-sida.

  3. Les patients séropositifs qui sont jugés admissibles à la transplantation doivent avoir une charge virale indétectable et prendre des médicaments anti-VIH, ce qui réduit davantage le risque de transmission.

  4. Le risque de contracter l’hépatite C par une piqûre d’aiguille est sept fois plus élevé qu’avec le VIH. De plus, advenant un accident lors de l’opération, le chirurgien peut suivre une prophylaxie post-exposition (PPE) en sachant que le taux de succès de celle-ci est élevé. Si le pire devait arriver lors d’une chirurgie ou dans toute autre circonstance, le chirurgien serait couvert par l’assurance-invalidité.

  5. Enfin, il est important de souligner que des essais cliniques ont démontré que les personnes dont l’infection au VIH est maîtrisée connaissent des résultats aussi favorables que les personnes séronégatives à la suite de la transplantation.

L’Hôpital général de Toronto est un établissement de renommée internationale qui dispose de toute l’expertise et de toutes les installations nécessaires pour abriter un Centre d’excellence sur la transplantation d’organes solides. Forcer des malades canadiens à traverser la frontière pour subir une opération indispensable aux États-Unis est non seulement inhumain, mais aussi plus dispendieux que de leur offrir la chirurgie à l’Hôpital général de Toronto, un établissement bien respecté de chez nous.

Refuser l’accès à la transplantation d’organes solides aux personnes séropositives ou co-infectées équivaut à les condamner à une mort précoce et évitable en raison de leur statut VIH. Compte tenu de ce que nous en savons aujourd’hui sur ces maladies, cela va à l’encontre de l’éthique et de la moralité. La pénurie d’organes ne justifie pas l’exclusion des personnes séropositives, car elles ont le même droit à la vie que les autres groupes de receveurs d’organes établis. Comme nous l’avons déjà mentionné, la recherche clinique démontre clairement que les personnes dont l’infection au VIH est bien maîtrisée peuvent connaître des résultats aussi favorables que les autres receveurs d’organes.

Il est désormais établi que la transplantation d’organes solides chez les séropositifs ou les co-infectés est une option médicalement viable qui offre un bon rapport coût-efficacité. Il est temps que le Canada se joigne aux rangs des autres pays industrialisés – États-Unis, Royaume-Uni, France, Espagne – qui offrent régulièrement l’accès à la transplantation d’organes solides à leurs citoyens et citoyennes séropositifs ou co-infectés.

Vous pouvez nous aider à combattre cette discrimination injuste et dangereuse en signant notre pétition, en vous joignant à notre groupe Facebook et en demandant à vos proches de s’impliquer aussi. Plus nous aurons de noms, plus nous aurons de pouvoir pour faire changer les choses. Cette liste nous aidera à faire comprendre à plus de gens combien il est injuste d’abandonner à leur sort des gens simplement parce qu’ils ont le malheur de vivre avec une ou deux maladies graves. L’heure a sonné pour l’établissement d’un Centre d’excellence sur la transplantation d’organes solides qui ouvrira ses portes aux personnes séropositives ou co-infectées.

Nous demandons au Ministère de la santé de l’Ontario à approuver rapidement la proposition visant la création d’un centre d’excellence sur la transplantation d’organes solides.

MERCI POUR VOTRE SOUTIEN !